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Entretien avec Antoine Vayer. Partie 3.

2015-02-14, 10:04 - Mathieu

Voici la troisième partie (sur 4) de notre entretien avec Antoine Vayer. Vous pouvez retrouver les deux premiers volumes : Chapitre 1 et Chapitre 2.

Dans ce troisième chapitre, nous abordons le travail effectué autour des Watts, les fameux calculs de puissance. Vous pourrez retrouver de nombreux documents traitant de ce sujet sur notre site.



ChronosWatts : Tout d'abord, comment s'est construit cette compétence que tu as sur les calculs de puissance ? Et comment en es-tu venu à contacter Frédéric Portoleau ?

Antoine Vayer : En 1993-94, j'ai ma structure indépendante, avant de rentrer chez Festina. C'est là que je m'intéresse vraiment aux Watts. Je rencontre Ulrich Schoberer en Allemagne, le fondateur de la société SRM. Ses locaux étaient alors dans sa maison de Jülich. Il est devenu mon ami. Je me rappelle lui avoir dit que s'il voulait, je pouvais lui donner un coup de main pour son « truc », qui me semblait complètement génial en tant qu'entraîneur ! C'était aussi un pionnier, passionné par son métier. J'ai trouvé un lien très intéressant de ses débuts et sa collaboration avec Telekom.
Je vais alors avec lui à Paris pour le présenter à la Fédération Française de Cyclisme, j'invite le DTN (Directeur Technique National). Le rendez-vous est donné à l'Insep, sur le vélodrome. On amène un ergomètre. La fédé et le DTN ne sont jamais venus ! Cluzaud, le DTN de l'époque m'avait dit texto auparavant qu'il fallait « laisser les corticos aux coureurs, sinon ils allaient prendre autre chose... ».


A quoi tournent U. Schroeber et A. Vayer ?


Il s'agissait des premiers ergomètres et premiers SRM aboutis. J'en ai reparlé cette année en Italie avec Ulrich Schoberer. J'avais fait acheter des SRM chez Festina, qui était donc une des premières équipes à travailler avec ces outils. Je me rappelle d'une anecdote quand j'ai amené les SRM chez Festina pour mesurer les Watts, vers fin 1995 ou début 1996. Les premiers à me les avoir demandés sont Dufaux et Virenque. Alors que Virenque était un des seuls qui ne se servait pas de son ordinateur. Ils m'avaient demandé les SRM pour contrôler l'efficacité des produits après une cure de je ne sais plus quoi, pour voir s'ils développaient plus de puissance après leur cure qu'avant. Je le devine deux mois après quand ils me rendent les SRM.

Puisqu'on en est aux anecdotes et que le record de l'heure est à nouveau en vogue, il en existe une significative à plusieurs points de vue. Cet été j'ai donné un vélo de piste pour le musée d'Ulrich Schoberer, qui doit être exposé. Très peu de coureurs ont une histoire qui fait partie de l'Histoire du Cyclisme, et encore moins ont un vélo qui fait partie de cette Histoire. Dans ce cas, les deux en ont. Christophe Bassons était un jeune coureur en 1996. Il est devenu le symbole de « celui qui a refusé mordicus de se doper ». Avant de devenir pro, il était le meilleur espoir amateur français en contre la montre. Il a a gagné le championnat du monde militaire quand il était au Bataillon de Joinville.



CW : Bassons a tenté le record de l'heure ?

AV : Je venais d'arriver dans l'équipe Festina. Bruno Roussel, le manager Breton, était un peu énervé de la performance au record de l'heure français de Pierre-Henry Menthéour, autre breton redescendu amateur. PHM avait été le coéquipier de Fignon chez les pros. A 36 ans, PHM avait réalisé 52.543 kilomètres dans l'heure. Roussel m'a demandé de préparer Christophe Bassons pour battre « à l'eau » cette marque. Question de fierté, entre bretons chambreurs. Je suis donc allé une semaine à Bordeaux au vélodrome avec Bassons faire des tests avec un vélo original, dessiné et fabriqué pour l'occasion, équipé d'un SRM. C'était juste avant que le Tour n'arrive à Bordeaux, où j'avais préparé le contre-la-montre. Bassons était en forme mais j'ai dit à Bruno : « Excuse moi, mais Christophe, avec 428 watts au seuil, même avec le vélo, ne pourra pas faire plus de 51 kilomètres... ». Le vélo n'aura servi que pour ces tests. Je l'ai gardé et donc donné à Ulrich. Ensuite Pierre-Henry Menthéour a écrit à la FFC et demandé à ce que son record, fait sous EPO, corticos et hormones de croissance, soit retiré des tablettes. Pierre-Henry est mort le 12 Avril 2014 d'un cancer, 4 ans après Fignon.

Nous étions donc à Bordeaux avec Bassons pendant l'étape du Tour 1996 qui arrivait à Pampelune, attendant les stars. Laurent Dufaux et Festina avaient définitivement enterré Indurain dans cette étape mythique, que j'avais fait reconnaitre à toute l'équipe une journée entière deux mois avant. L'arrivée se trouvait donc à Pampelune, chez Miguel, avec le col du Port de Larrau. Seuls Escartin je crois, et bien sûr Riis et Ullrich avaient suivi Virenque et Dufaux qui avaient fait exploser le Roi Espagnol et tout le peloton. L'année d'après Virenque avait donné 100 000 FF à Ullrich pour s'imposer à Courchevel. Et bien je crois que Festina avait aussi dealé pour le même prix la victoire de Dufaux devant Riis à Pampelune.

L'arrivée se situe à 1h05 environ sur la vidéo, avec les commentaires de P. Chêne
« C'est presque moral ce qui se passe aujourd'hui »


Virenque finira 3ème et Dufaux 4ème de ce Tour 96 après un contre la montre délirant à Bordeaux, devant une foule surréaliste ! J'ai suivi ce chrono 20 mètres derrière un Virenque déchaîné, seul dans ma voiture d'entraîneur Festina, à côté de celle officielle de Roussel qui était la même. Je me rappelle que j'avais empêché la voiture VIP bourrée d'invités (avec Juppé dedans) de trop s'approcher. J'avais pris une amende en francs suisses par les commissaires, mais nous étions les nouveaux rois... Dufaux avait fait un poster format A5 de la photo de sa victoire de Pampelune devant Riis. Photo qu'il avait fort gentiment envoyé à tout le personnel de l'équipe avec une dédicace individuelle, car il était super bien éduqué. Il était donc fier de sa performance, en étant dopé et probablement en ayant acheté l'étape comme le voulait l'usage. Cela fonctionnait ainsi. On dit que le comble de la mythomanie c'est de croire en ses propres mensonges. En l'occurrence, personne ne pensait mentir ni en se dopant, ni en achetant une victoire. On ne peut pas en vouloir à Laurent, c'était la norme. J'étais moi-même fier de cette victoire à l'époque, et je crois que Christophe Bassons aussi. Lui pouvait se regarder dans la glace. Mais sans mentir ni tricher il ne pouvait pas rouler à plus de 51 km/h sur le vélodrome avec 428 watts. Il y en aurait plein des anecdotes comme celle-là.

CW : Revenons aux Watts et Ă  leur utilisation dans tes articles. Quand commences-tu Ă  les utiliser ?

AV : Au début des années 2000, dans Libération notamment. J'étais le premier à faire du « data journalisme » pour le vélo. C'est un style rigolo et les nombres parlent. Dans mes articles je parle vraiment de Watts avec des chiffres, ce qui est un style relativement nouveau, sous employé. Comme en Athlétisme par exemple, où les marges de progression de certains athlètes en secondes auraient du sens... comme pour celle qui vient de se faire chopper par EPO, médaillée aux championnats d'Europe du 10 000 m.
Lien vers l'article de Libération (17/07/2000).

Donc je fais du « data journalisme », j'écris à partir des chiffres que j'avais. Mais je n'ai plus la lecture directe des watts. Et puis je tombe sur un article de Sport & Vie où j'ai fait quelques articles moi-même et je vois que Fred (Portoleau), ingénieur en aéronautique, passionné, fait cela mais de manière indirecte depuis quelques années. C'est là que je le contacte. Je lui explique que ça me semble top, que je travaille avec les Watts, et que j'ai découvert des choses. Je me fais un nouvel ami, scientifique. Nous allons sur le tour ensemble faire des relevés comme à Huez et partager des recherches pour affiner la méthode. Il fait des étapes avec quelques copains directeurs sportifs. Je me rappelle de la conférence de presse au départ du Tour au Luxembourg où je demande à Lance s'il allait battre le record de Huez de Pantani et avec combien de watts. Le Texan me fusille du regard et répond qu'il faudrait que je connaisse son poids exact. Il ne répond pas à la question, il sait, et on m'enlève le micro. Pas de chance, c'est mon pote David Walsh qui le prend. On lui reprend également prestement le micro... Lance est en pleine gloire.

CW : C'est là que tu définis tes seuils de performance ?

AV : C'est là que je parle à Fred du seuil des 410 watts étalons. Parce que moi, sur le terrain avec les coureurs de Festina et les autres, je sais qu'il y en a peu qui pouvaient pousser plus de 410W étalon avec de la fatigue sur un 3ème grand col après une journée de montagne, même dopés. Même dans le port de Larrau en 1996, c'était difficile. C'est à ce moment que je fixe ces seuils, au travers de mon expérience de tests en laboratoire (puisque tous les athlètes de Festina étaient testés avec des Watts) et de terrain. Et ces seuils sont vraiment les bons. Ils sont même « gentils ». Un mec de 70kg qui fait 410W après 5h de vélo en montagne, ce n'est pas possible quoi, sauf a se mentir ! Et à 430W c'est encore autre chose. Et à 450 c'est n'importe quoi. Il y en a peu de Festina qui étaient à 450W, mais on avait des coureurs de Festina qui étaient battus par des coureurs qui faisaient 450W. Ces seuils datent de la période 1996-1998, c'est là que je m'aperçois des barrières. Comme il y a des barrières au marathon, des barrières physiologiques qui ne sont franchies qu'avec une aide exogène. En trichant.




Il n'y a guère que F. Grappe, un comble puisqu'il est entraîneur à la FDJ, qui estime que les performances d'Armstrong sont possibles en se servant de la « science », comme il le disait dans son livre et des interviews ! Il aurait dû regarder le reportage sur Telekom de 1996. Remarque, c'est aussi lui qui est utilisé pour dire qu'il n'y a rien d'anormal avec Froome et que ses performances sont cohérentes ! C'est fou ça quand même : il analyse les données qu'on lui donne de Froome, et dans le même temps il est censé aider Pinot à la dérive sur le même Tour (2013). C'est d'une tristesse ce milieu... Tout le monde savait et voyait avec Armstrong le côté obscur de la force... sauf Grappe « la science » et ceux qui avaient un intérêt à ne pas entendre, à ne rien voir, à ne pas parler. Comme les trois petits singes. Ils préfèrent dire et voir le contraire de ce qu'il se passe, et n'écouter que leurs intérêts.

CW : Les Watts dans le cyclisme c'est un exemple très réussi d'un indicateur de performance qui a été communiqué et adopté par le grand public. Pourtant ce genre d'indicateurs vraiment passionnants sont quasiment systématiquement absents des commentaires journalistiques. Tes articles ont permis de faire passer les Watts et la VO2max dans les discussions de très nombreux spectateurs.

AV : C'est devenu la norme, tout le monde parle de Watts maintenant. Cela n'a pas été évident. Je me rappelle d'un article de Mottet qui était consultant au Dauphiné Libéré. C'était à Huez justement, là où Bruyneel avait traité Stéphane Mandard en salle de presse de Mr Connard (lui au moins était clair). C'était titré : « Watts, piège à com' ». Pendant des années je me suis battu pour qu'on en parle et qu'on les utilise. Avec un refus de la Fédération d'utiliser les Watts. Et maintenant tout le monde les utilise et ne jure que par ce paramètre. J'étais donc « fashion » ! On devrait me donner une médaille, non ?

CW : Est-ce qu'il y aurait d'autres indicateurs de la performance qui mériteraient d'être mieux connus ?

AV : La marge de progression, le profil physiologique de marge de progression. Tu le prends en athlétisme avec les temps, et c'est bon quoi ! Un athlète sur 5000m qui augmente ses temps d'une minute 30 par année, s'il est sénior, on peut se poser des grosses questions. Pour le cyclisme c'est applicable sur piste. Mais avec les watts, c'est bon ça suffit, c'est largement suffisant.
Il y a d'autres paramètres, comme la force mesurable avec un Cybex (tests isocinétiques). C'est un appareil médical de rééducation, très cher, qu'on pourrait utiliser dans tous les sports. Tes pieds, tes bras et tes jambes sont attachés, et tu fais des tests. Il mesure la force, le temps de réaction, la contraction musculaire, et le temps de contraction. Avec ça tu vois tout. Tu comprends pourquoi, avec certains nouveaux produits, tu peux contracter le muscle hyper longtemps sans besoin d'oxygéner à mort comme avant. Du dopage anaérobie sur le muscle. Pour les footballeurs ça marcherait à fond ! Comme maintenant ils jouent beaucoup sur le muscle, c'est un test qu'il faudrait ajouter. S'ils ne trichent pas pendant le test, ils sont foutus... Ca serait bien plus utile que de nombreux tests sanguins.


Exemple d'appareil Cybex


CW : Comme tu le dis, aujourd'hui l'utilisation des Watts semble être devenue la norme. Mais il existe toujours des coureurs qui disent vouloir « courir à l'instinct ».

AV : Rien ne l'empêche, bien au contraire ! C'est même mieux. J'ai rendu visite à plusieurs équipes où maintenant toutes les courbes de puissance doivent être enregistrées et transmises à l'équipe. Et elles sont analysées. Ils s'y mettent tous. Mais il y en a qui ne comprennent rien, ou qui n'ont pas envie de l'utiliser, ou qui « pédalent à l'instinct », mais on leur colle quand même des trucs comme ça. C'est un « mouchard » comme dirait Madiot (voir première partie de l'interview). Ce qui est top, c'est que Madiot a plein d'entraîneurs maintenant qui travaillent avec ces mouchards et ne jurent que par eux, au point de donner un blanc-seing à Froome, Contador and co. C'est ubuesque, non ?

CW : L'utilisation des Watts dans le cadre de la détection des tricheurs t'a valu de nombreuses critiques. La critique la plus fréquente consiste à dire qu'un calcul scientifique ne permettra jamais de déterminer si un coureur est dopé ou non...

AV : Ce n'est pas scientifique, c'est une mesure de puissance, point barre. On utilise le mot « puissance », ce sont des « watts ». Ce n'est pas de la « science ». La science ce n'est pas ça. La science est une question, pas une réponse. Preuve en est, ceux qui « médiatiquement » l'utilisent de manière absurde, comme Grappe pour fanfaronner, pérorer ou défendre Armstrong and co, ne sont pas des scientifiques. Ce sont des imposteurs de la science, alors ! La science c'est justement de donner des chiffres avec une interprétation et de donner la bonne interprétation. Les aigris de la science de « l'exactitude »... ce sont des universitaires de 3ème zone qui ont trouvé une niche pour gagner leur vie et mystifiant leur monde. Quand il y a tant de watts développés avec des stigmates de « je conduis mon vélo », il faut arrêter de dire que ça pourrait être naturel, c'est tout. C'est justement ça la science !

CW : Un autre élément qui revient fréquemment dans les reproches sur ta méthode, c'est qu'elle ne prend pas en compte l'évolution des protocoles d'entraînement, de la diététique, de la qualité de la route, etc.

AV : C'est exactement ce que m'a écrit JM Leblanc à propos de mes bouquins. Quand je parlais d'Armstrong et que je disais qu'il poussait trop de Watts, il disait « oui mais les routes évoluent, les techniques d'entraînement aussi, c'est pour ça qu'Armstrong peut faire ces performances ». C'est le même argument que ceux qui défendent les dopés. Ca va bien le concept « repousser les limites humaines par un travail acharné » (Thulin) ! C'est normal tous ces Hercules ? Comment veux tu, comment veux tu que....

CW : On peut quand même être en droit de se dire qu'il y a une vraie évolution, du matériel, des routes...

AV : Oui bien sûr ! L'évolution qu'on constate c'est que les mecs qui étaient à 390W peuvent passer à 405 Watts grâce a l'entraînement, mais ce genre d'évolutions restent mineures dans ce gain. Et l'involution c'est que ceux qui ne se dopent plus passent de 420 à moins de 400. On l'a vu sur le Tour cette année, à une ou 2 exceptions près.

CW : Donc tu penses que quelles que soient les évolutions faites (matériel, routes, diététique, ...), les seuils ne peuvent pas changer.

AV : Non. D'ailleurs, personne n'y croit. Les gains marginaux vendus ne font que des vainqueurs de courses qui sont médiatiquement marginaux, pour des courses (même le Tour) qui deviennent hélas ipso facto marginales. C'est une horreur.
Sur un Tour avec des étapes très courtes, pas trop de fatigue, des cols pas trop durs, on peut bien sûr passer la barre des 410W de moyenne. Mais si le Tour est « normal », qu'il y a quatre montées au bout de 4 ou 5 heures, que ces ascensions durent plus de 20 minutes et qu'elles sont suffisamment dures, alors non ce n'est pas possible. Ce n'est pas grâce à la technologie, pas grâce à l'entraînement, il faut tricher. Cette année dans les cols radars de 2015, c'est IMPOSSIBLE !

CW : Quels retours as-tu dans le « milieu » ? Tu as forcément des soutiens !

AV : Oui, mais pas ouvertement. Il y en a qui sont très contents que je sois là. Mais globalement les gens ne savent pas trop et opinent. Et ce que je dis les contrarie encore, donc ils contredisent. Les « antis » n'ont aucun argument, et ils ne savent pas ce que c'est que le dopage. Des gens qui n'ont pas côtoyé le dopage, ils ne peuvent pas en parler. Ma méthode est basée sur un vécu, une expérience, et de plus en plus de témoignages...
Par exemple un de mes contradicteurs en Suisse me parlait de précision scientifique. C'est un mec que j'avais rencontré et qui était aussi prof d'EPS à Montpellier. Pendant les Jeux d'Hiver 2002 il y avait Johann Mühlegg qui faisait du ski de fond. Son Dieu ! Et je disais à mon contradicteur que ces performances, pour moi, ce n'était pas possible. Et il me répondait que ce sportif était exceptionnel, etc. Après les JO, Mülhegg s'est fait chopper.

Ce sont des gens qui rêvent, qui ont envie de rêver, et qui n'ont pas envie de voir leurs stars tomber. Ils ne regardent pas de manière juste. Ils sont limités intellectuellement, bien que bardés de diplômes universitaires. Le phénomène n'est pas nouveau.

Cette troisième partie s'achève lorsque le plus jeune fils d'Antoine Vayer intervient : « papa tu peux parler moins fort ? ».